Publié le 19 Fév 2013

Dilemme démocratique pour les Juifs d’Allemagne sur un parti néo-nazi.

Les efforts visant à interdire le NPD, fondé en 1964, et qui n’a jamais réussi à entrer au Bundestag, bien que plusieurs membres soient représentés dans les parlements régionaux, sont presque aussi vieux que le parti lui-même. En 2001, le gouvernement a essayé de déterminer si le NPD pouvait être déclaré anticonstitutionnel et donc interdit, mais l’initiative n’a jamais abouti.

En 2011, un groupe néo-nazi, le « National Socialist Underground », proche du NPD, avait été accusé du meurtre de plusieurs étrangers et d’un officier de police allemand, suscitant de nouveau la volonté d’une partie de la classe politique allemande de dissoudre le NPD.

Le gouvernement de la chancelière Angela Merkel doit encore décider des suites à donner. Plusieurs personnalités politiques de son cabinet sont sceptiques, craignant que la Cour suprême allemande ou la Cour européenne des droits de l’homme annulent l’interdiction du parti, qui, bien qu’il soit idéologiquement proche du nazisme, exerce son activité dans le cadre de la Loi.

« La position du Conseil Central pour soutenir une interdiction NPD est sans équivoque mais en tant que citoyen de ce pays, je me permettre d’avoir une opinion personnelle différente » a déclaré Kramer à des journalistes allemands la semaine dernière.

Toutefois, dans un article posté sur le site internet du Conseil Central, Kramer semble avoir soutenu l’idée d’une interdiction écrivant :

« Si le NPD est non seulement idéologiquement proche du national-socialisme, mais aussi ouvertement vise à abolir notre ordre constitutionnel, alors il est du devoir de l’état d’engager une procédure d’interdiction en raison de notre histoire, ainsi qu’en raison de notre responsabilité pour les victimes de la violence d’extrême-droite … Ceux qui hésitent à faire usage de cette mesure, qui justifient leur hésitation avec les mauvaises chances de succès d’interdiction de ce parti, envoient non seulement un mauvais signal à la société mais également, endommagent la confiance des citoyens dans notre démocratie ».

Kramer n’est pas étranger à la controverse. Lors du débat de l’année dernière sur une interdiction éventuelle de la circoncision en Allemagne, il avait déclaré dans une interview que la plupart des arguments cités en faveur du rite juif n’avaient pas réussi à le convaincre. Alors qu’il s’oppose farouchement à toute tentative visant à criminaliser les circoncisions, il a également suggéré à la communauté juive de « repenser » les traditions anciennes. « J’ai demandé à beaucoup de rabbins : nous avons aboli tellement de ce qui est écrit dans la Torah, pourquoi pas ça aussi ? » a-t-il dit.

L’an dernier, Kramer a été attaqué à Berlin alors qu’il rentrait chez lui après les prières de Yom Kippour tout en transportant un livre de prières et a affirmé que l’incident était « sans aucun doute xénophobe ». Après que le procureur ait décidé de ne pas classer l’attaque comme un cas d’antisémitisme, Kramer avait déclaré qu’il vérifierait avec ses avocats s’il était possible d’interjeter l’appel de cette décision.

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