Publié le 3 Fév 2013

Début officiel des négociations en Israël en vue de la formation de la future coalition gouvernementale.

Les négociations sur la formation de la future coalition gouvernementale d’Israël commencent officiellement ce dimanche matin après que le Président Shimon Peres ait chargé le Premier Ministre Benjamin Netanyahu de former le prochain gouvernement.

COALITION

Les pourparlers auront lieu à l’hôtel Kfar Maccabiah de Ramat Gan. Les partis en vue de rentrer dans le prochain gouvernement seront reçus par ordre, en fonction de leur nombre de sièges remportés lors de l’élection. Ce dimanche, débutera donc l’équipe du Likud-Beitenu, suivis par le parti Yesh Atid de Yaïr Lapid, Habayit Hayéhudi et le parti ultra- orthodoxe Shass.

Lundi, le Likud-Beitenu recevra le parti Yahadut Hathora, Hatnua et Kadima.
Le parti travailliste, qui a déjà exclu son entrée dans la future coalition menée par Netanyahu ainsi que le parti d’extrême gauche Meretz et les trois partis arabes : Hadash, Ra’am-Ta’al et Balad ne seront pas reçus pour ces réunions.

Zahava Gal, la dirigeante du Meretz a réitéré samedi que la gauche et son parti, qui ont gagné six sièges aux dernières élections, ne seront pas « une feuille de figuier » pour un gouvernement de stagnation nationale.

Dans la nuit de samedi à dimanche, Netanyahu a dit qu’il essayerait de former un gouvernement aussi large que possible en s’engageant à réduire les nombreuses et profondes divergences internes d’Israël sur ; l’égalité du service militaire, en atténuant les fardeaux économiques et aussi en s’engagent sur une réforme du système électorale israélien et ce, « sans déchirer la nation ».

Netanyahu a déclaré que la neutralisation de la menace nucléaire iranienne serait la première tâche de son gouvernement et que son gouvernement travaillerait vers la paix avec les Palestiniens.

Ce discours était probablement un signal politique positif envoyé à Yaïr Lapid, qui a fait campagne sur une plate-forme de réformes socio-économiques et sur l’égalité du service militaire obligatoire pour les ultra-orthodoxes ainsi que sur la relance des pourparlers avec les Palestiniens.

Les pourparlers de ce dimanche et lundi tourneront probablement autour de l’étude des diverses demandes des partis en échange de leur entrée dans la coalition et sur l’attribution des différents ministères. Bien que ces pourparlers officiels ne commencent que ce dimanche, ils ont déjà débutés officieusement depuis les résultats des élections du 22 janvier.

Dans la nuit de samedi à dimanche, Yesh Atid a célébré son surprenant succès électoral. Une soirée au cours de laquelle Lapid a dit aux membres et militants de son parti réunis, que le succès de son parti annonce l’arrivée d’une nouvelle ère politique. « C’est un nouveau monde », « Facebook a remplacé la place de l’hôtel de ville. Les vieilles définitions de gauche et de droite ne s’appliquent plus désormais ».

Les médias israéliens ont indiqué que le Premier ministre est enclin à offrir à Lapid le portefeuille des finances ou le portefeuille des affaires étrangères. Le parti Yesh Atid exige aussi la présidence de la Commission des Finance de la Knesset, traditionnellement tenue par le parti ultra-orthodoxe Yahadut Hathora.

Le parti de Naftali Benett, Habayit Hayehudi, dorénavant quatrième force politique du pays avec 12 sièges, est aussi en tractation pour rejoindre la coalition, bien qu’une querelle personnelle entre Netanyahu et Naftali Bennett complique les pourparlers.

Le parti ultra-orthodoxe Shass, présent dans la coalition de Netanyahu pendant les trois dernières années, n’a fait aucun mystère sur son désir de rejoindre le futur gouvernement, en faisant savoir son intention d’accepter un compromis sur le projet sur le service militaire des ultra-orthodoxes.

Aryeh Deri a écrit sur son mur Facebook dimanche matin que Shass a l’intention de faire l’effort nécessaire pour promouvoir une solution sur cette épineuse question. Ajoutant qu’il est « plein d’espoir » pour donner une réponse à tous les citoyens israéliens.

Dans la nuit de samedi à dimanche, Eli Yishai, le leader du parti Shass a dit que son parti ne serait probablement pas dans un gouvernement au côté de Yesh Atid et finirait donc dans l’opposition.

« Je crois que Netanyahu préfère Lapid, » a-t-il déclaré. « Je pense qu’il y a 30% de chance que nous soyons dans la coalition et 70% que nous n’y soyons pas ».

Netanyahu a 28 jours pour former une coalition selon la loi. Il peut néanmoins demander une extension au Président Peres si besoin est.

Par lemondejuif.info

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