Publié le 5 Jan 2013

Jonas Edward Salk (1914-1995) – Le “Salk’s Vaccine”.

salk2« On ne brevette pas le soleil » dira le médecin épidémiologiste juif Jonas Salk en avril 1955.  Avec cette modestie et cet humanisme qui n’appartiennent qu’aux grands de ce monde, il refusera ainsi de breveter sa découverte du premier vaccin contre la poliomyélite, considérée à l’époque comme une des plus grandes victoires scientifiques du siècle. 

 

 

 

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Né à New York le 28 octobre 1914 dans une famille pauvre d’immigrants juifs russes, Jonas Salk fait très vite la fierté de ses parents en entrant à 12 ans dans un lycée pour enfants surdoués. Echappant par miracle aux règles discriminatoires et quotas en vigueur, Salk réussit à s’inscrire en médecine à l’université de New York. Etudiant brillant, les bourses qu’il décroche lui permettent de payer ses études jusqu’à l’obtention de son diplôme. C’est lors de son post-doctorat sous la tutelle du Dr. Thomas Francis, éminent virologue et premier à isoler le virus de l’influenza (la grippe), que Salk est attiré par la recherche médicale. 

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« Un refus peut cacher une grande opportunité » dira avec sagesse Salk, en se souvenant qu’interne à l’hôpital Mount Sinai, il postula pour un poste de recherche à l’Institut Rockfeller qui lui fut refusé du fait de sa judéité. C’est ainsi qu’il rejoint en 1942 le Dr Thomas Francis qui avait quitté New York pour l’université du Michigan. Promu chef du département d’épidémiologie, Francis n’avait pas oublié le génie en herbe qu’était Salk et l’engage afin de poursuivre la recherche et le développement d’une immunisation contre l’influenza. Son importante contribution à la réalisation d’un vaccin anti-grippe pour l’armée américaine en pleine guerre mondiale l’élève au poste de professeur assistant d’épidémiologie. Les cinq années suivantes passées à travailler en virologie et à se familiariser avec le processus de désactivation des virus, seront déterminantes pour sa future illustre découverte.

En 1947, Salk est nommé directeur de recherche du laboratoire de virologie de l’Université de Pittsburgh. A cette époque, le virus de la poliomyélite, déjà identifié, commet des ravages dans le monde. Le cauchemar apparaît chaque été : meurtrière surtout chez les enfants, l’épidémie fait des milliers de morts et de paralysés. Convaincu que les mêmes techniques utilisées contre l’influenza pourraient mener à un vaccin contre la polio, Salk installe un laboratoire dans les locaux de l’hôpital de Pittsburgh. Il obtient le soutien financier de la National Foundation for Infantile Paralysis, fondation créée 10 ans auparavant par le Président Franklin Roosevelt, lui-même paralysé par la polio.

En 1952, devançant des gros laboratoires concurrents, Salk est le premier à mettre au point ce que pendant longtemps l’Amérique appela le ‘ « Salk’s vaccine’ » et que l’on identifie aujourd’hui dans les carnets de vaccination sous les initiales I.P.V. (Inactivated Poliovirus Vaccine).

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Salk le teste sur lui-même, sa femme et ses enfants. Obtenu à partir du virus inactivé, il nécessite trois injections successives. Il faudra attendre 1955 et de nombreux tests prouvant son efficacité pour que la découverte devienne publique, récompensant les huit ans que Salk dévoua sans relâche à cette recherche et le débarrassant des critiques de ses pairs.

En effet, deux écoles scientifiques s’affrontaient. D’une part, les adeptes de l’immunisation à partir du virus inactivé (tué) et de l’autre ceux prônant l’utilisation du virus affaibli. C’est à partir de cette deuxième forme de souche que le plus grand rival et critique de Salk, le Dr Albert Sabin (1906-1993), autre grand médecin chercheur juif, met au point en 1961 un deuxième vaccin efficace : l’O.P.V. (Oral Polio Vaccine) administré par voie orale.

Bien que ne procurant pas le même type d’immunité, l’I.P.V. de Salk et l’O.P.V. de Sabin sont aujourd’hui utilisés dans le monde entier. Aux Etats-Unis suivant les régions, on utilisera une association des deux, alors que la France préfèrera celui de Salk pour la vaccination obligatoire et réserve l’O.P.V. pour une éventuelle épidémie. En Israël, du fait que la maladie n’a pas encore été complètement éradiquée chez ses voisins arabes, c’est l’I.P.V. de Salk qui est injecté, car protégeant mieux contre la paralysie.

Comme Salk, Sabin refusera de tirer profit de son vaccin en ne le faisant pas breveter. Mais c’est surtout Salk, qui en tant que pionnier, devient du jour au lendemain un héros international. Dès 1955, ses grandes campagnes de vaccination font reculer le taux de poliomyélite. Salk récolte une couverture médiatique mondiale massive et très élogieuse ainsi que plusieurs médailles. Comparée entre autres à l’étape historique du premier homme sur la lune, sa découverte est encore régulièrement célébrée.

A la suite de ce succès, Salk ouvrira le « Salk Institute » en Californie, un des plus grands centres de recherche médicale au monde.

Vers la fin de sa carrière, il se dévouera à la recherche d’un vaccin contre le SIDA, il décédera pendant ses travaux à l’âge de 81 ans.

Perla Amiel – © Le Monde Juif .info

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