Publié le 28 Jan 2013

Attentat de l’AMIA : Israël scandalisé par l’Argentine.

L’Argentine et l’Iran sont parvenus à un accord au sujet de l’enquête sur l’attentat qui avait détruit les locaux de la mutuelle juive AMIA à Benos Aires, en juillet 1994. Jusqu’ici, Téhéran avait refusé de collaborer avec la justice argentine, qui accuse le gouvernement iranien de l’époque d’être à l’origine de l’attentat qui avait fait 85 morts. L’Argentine a engagé des négociations avec l’Iran, qui ont abouti ce dimanche 27 janvier, à Addis-Abeba en Ethiopie, à la création d’une commission de la vérité.

AMIA-IRAN

Composée de juristes internationaux indépendants, la commission étudiera les informations sur l’attentat que lui transmettront les justices argentine et iranienne.

Parmi celles-ci : les preuves rassemblées par le juge en charge de l’enquête à Buenos Aires, pour qui l’attentat, exécuté par le Hezbollah libanais a été commandité par l’Iran.
C’est sur la base de cette enquête que plusieurs Iraniens, dont l’actuel ministre de la Défense Ahmad Vahidi, sont recherchés par Interpol. L’Iran, qui a toujours nié sa participation dans cette affaire, affirme que le juge argentin a suivi une fausse piste.

L’accord prévoit également que les personnes recherchées par Interpol soient interrogées à Téhéran par des représentants de la justice argentine, ce que l’Iran refusait jusqu’ici.

Les organisations juives argentines et les familles des victimes, restent plus que sceptiques et méfiantes sur cette prétendue avancée, déjà convaincus qu’il n’y a rien à attendre du gouvernement iranien d’autant plus que pour certains proches du dossier, le fait que la justice iranienne puisse fournir des informations à la commission peut être considéré comme un recul du gouvernement de la présidente Cristina Kirchner.

Israël est choqué par la signature de cet accord signé dimanche entre l’Iran et l’Argentine sur une commission vérité « Nous avons averti les Argentins seulement tout à l’heure de ne pas tomber dans le piège que les Iraniens veulent leur tendre » a déclaré le porte-parole du ministère des affaires étrangères Yigal Palmor. « Nous sommes abasourdis par cet article et nous chercherons à recevoir du gouvernement argentin une image complète de la situation, comme ce qui était convenu ensemble, car cette affaire affecte Israël directement ».

Dès Octobre, Israël avait entendu parler d’un début du dialogue entre l’Argentine et l’Iran à travers les médias. Malgré les demandes répétées de Jérusalem, le gouvernement argentin a refusé à Israël le moindre renseignement sur les progrès des pourparlers. Dans les réunions qui ont eu lieu au cours de ces dernières semaines entre le ministre des affaires étrangères de l’Argentine, Hector Timerman (qui est juif) et des représentants de la communauté juive du pays, avaient transmis seulement quelques informations générales sur les négociations en cours.

Avant les premières rencontres des pourparlers entre l’Iran et l’Argentine, les hauts fonctionnaires du ministère des affaires étrangères d’Israël se sont rendus à Buenos Aires et ont transmis un message sévèrement formulé spécifiant qu’Israël n’accepterait pas la signature de tout accord qui serait au détriment des victimes. Les diplomates israéliens ont été inflexibles dans leur demande que l’Argentine doit insister sur l’extradition des suspects iraniens et sur le paiement des compensations aux familles des victimes.

 

Par lmj.info

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