Publié le 2 Mai 2017

Il y a 157 ans naissait le « prophète » de l’Etat des Juifs, Théodor Herzl

Theodor Herzl

Il y a 157 ans, le 2 mai 1860, naissait Théodore Herzl, Binyamin Ze’ev de son vrai nom hébreu, le prophète de l’Etat des Juifs.

C’est en 1896 que Theodor Herzl, né à Budapest, publie le livre visionnaire et précurseur du futur Etat juif : “L’Etat des Juifs, recherche d’une solution moderne de la question juive”. Un ouvrage qui a constitué le fondement intellectuel du futur Etat d’Israël, devant servir de refuge et de patrie aux juifs persécutés d’Europe, Etat n’ayant finalement vu le jour qu’en 1948.

La détermination de Herzl n’était pas une vision utopique. Lors de ses études viennoises, Theodor Herzl est confronté à l’antisémitisme au sein de la corporation étudiante “Albia”, dont il est membre, mais qu’il quitte rapidement. Correspondant en 1894 à Paris du quotidien Neue Freie Presse, il est bouleversé par “l’Affaire Dreyfus”, du nom d’un officier juif français révoqué pour espionnage et déporté dans un bagne de Guyane sur la base d’accusations mensongères de la hiérarchie militaire.

C’est alors que mûrit lentement dans son esprit l’idée que les juifs doivent émigrer d’Europe et créer leur propre Etat, idée trouvant son aboutissement deux ans plus tard dans son livre “L’Etat des Juifs”, qui devait être un état-modèle, déjà multi-culturel, pour le reste du monde.

Un an plus tard, en 1897, Théodore Herzl organise à Bâle, en Suisse, le premier congrès sioniste mondial, dont il sera le président, et où, pour la première fois, il désigne la terre de Palestine, alors partie de l’Empire ottoman, comme devant être “la patrie” des juifs.

Il déclara au Premier Congrès sioniste « les Juifs sont une nation. Cette union ne pouvait être possible sans un contexte national ».

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En 1899, il fonde le “Jewish Colonial Trust” pour l’achat de terres en Palestine et, en 1902, dans son roman utopique “Altneuland” (“Nouveau pays ancien”), il développe l’idée d’un Etat juif avec une structure politique et sociale progressiste.

Herzl a imaginé un pays moderne, démocratique. Un pays ouvert sur le monde, avec une économie libre et sensible aux questions sociales.

Mais ses tentatives de rallier à cette vision les “Grands” du monde de l’époque, notamment au cours d’entrevues avec l’Empereur allemand Guillaume II, le Sultan turc Abdul Hamid II ou le Pape Pie X, se soldent par des échecs.

Le 3 juillet 1904, sans que l’objectif de toute sa vie ait vu le jour, Théodore Herzl meurt près de Vienne des suites d’une déficience cardiaque.

C’est seulement l’effondrement de l’Empire ottoman après la Première Guerre mondiale (1914-1918) et l’Holocauste perpétré à l’encontre des juifs par le régime nazi d’Adolf Hitler au cours de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945) qui créeront les conditions de la refondation d’un Etat juif en Palestine en 1948, à l’issue d’un vote à l’Organisation des Nations Unies (ONU).

Un an après, en 1949, le corps du fondateur du sionisme politique moderne est transféré de Vienne en Israël, où il est enterré sur la colline qui porte aujourd’hui son nom, près de Jérusalem. Une ville créée en 1924 par des immigrants juifs porte également son nom : Herzliya.

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Le mont Herzl, une haute colline de Jérusalem fut aussi baptisée ainsi par l’État d’Israël, en l’honneur de Théodore Herzl. Le Mont Herzl est le point le plus élevé de Jérusalem avec 834 mètres .Le mont est situé à proximité du célèbre mémorial de la Shoah, Yad Vashem, le plus important du monde consacré à la Shoah.

Muriel Bensimon – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

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