Publié le 1 Fév 2016

C’était un 1er février : le journaliste Daniel Pearl décapité parce que Juif

PEARL-JOUR

Il y a 15 ans jour pour jour, le 1er février 2002, le journaliste américain Daniel Pearl était décapité par des islamistes radicaux au Pakistan. Ses derniers mots furent : « Mon père est juif, ma mère est juive, je suis juif ».

« Daniel Pearl était américain, mais c’était d’abord un journaliste et, à ce titre, un défenseur de ces valeurs universelles que sont les libertés de penser et de publier… L’indignation française et européenne, si prompte à se manifester pour dénoncer le traitement des prisonniers talibans de Guantanamo, aurait donc dû retentir haut et fort. Hélas ! Nous n’avons rien entendu, ou si peu », avait dénoncé quelques jours plus tard dans une tribune le journaliste et écrivain Denis Jeambar.

Correspondant à l’étranger pour le Wall Street Journal, Daniel Pearl était réputé pour la qualité de ses enquêtes. Alors en poste en Inde, le journaliste s’est rendu au Pakistan où il enquêtait sur le terroriste Richard REID qui avait tenté sans succès d’enflammer ses chaussures alors qu’il se trouvait à bord d’un avion civil.

Lors d’un rendez-vous avec un chef terroriste présumé à Karachi, Daniel Pearl est enlevé par des hommes armés le 23 janvier 2002. Malgré les tentatives de sa femme Mariane, enceinte de sept mois, et des autorités pakistanaises pour remonter la piste de ses ravisseurs, Daniel Pearl est exécuté le 2 février 2002.

Âgé de 38 ans, il était l’un des journalistes les plus brillants de sa génération. Son assassinat a choqué le monde entier et constitue l’un des symboles de la barbarie d’Al-Qaida et des dangers qui pèsent sur les journalistes.

Son lâche assassinat préfigura les attaques terroristes contre le journal satirique Charlie Hebdo et contre l’épicerie juive Hyper Cacher.

Katty Scott – © Le Monde Juif .info | Photo | DR

Recherche