Publié le 3 Sep 2014

CPI : une ONG israélienne poursuit Meshaal pour crimes de guerre

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Une association israélienne connue pour sa lutte contre le terrorisme a annoncé mercredi qu’elle a officiellement demandé à la procureure de la Cour Pénale Internationale (CPI) d’ouvrir une enquête sur les crimes de guerre commis par le chef du Hamas en exil, Khaled Meshaal pendant l’opération Bordure protectrice.

L’ONG Shurat Hadin accuse le chef de l’organisation terroriste d’avoir approuvé et dirigé l’exécution à Gaza de 21 Palestiniens hors de tout cadre légal pendant les combats.

Selon l’association, la CPI est compétente pour poursuivre le leader terroriste qui possède la citoyenneté jordanienne, étant donné que le royaume hachémite est signataire du Statut de Rome. Le Hamas a paraphé la semaine dernière la demande d’adhésion de la Palestine au Statut de Rome.

Les 21 et 22 août dernier, en représailles à l’élimination ciblée de trois de ses chefs militaires par l’armée israélienne, l’organisation terroriste islamiste avait exécuté 21 Palestiniens accusés de collaboration avec Israël.

Fin juillet déja, profitant des combats avec l’armée israélienne, l’organisation terroriste islamiste du Hamas avait exécuté 25 Palestiniens accusés de collaboration avec Israël.

Les prétendus collaborateurs ont été accusés d’avoir mené les troupes israéliennes aux tunnels de contrebande et de fournir des renseignements sur les infrastructures du Hamas à l’intérieur de la bande de Gaza. Après son forfait, le Hamas a imputé à Israël le meurtre de ces 25 Palestiniens, au rang des victimes civils.

L’organisation terroriste est coutumière du fait. Déjà, lors de la dernière opération Colonne de nuée dans la bande de Gaza en 2012, le Hamas avait exécuté au moins six collaborateurs et imputé leur mort à l’État hébreu.

Lors de la précédente offensive israélienne d’envergure à Gaza (baptisée Plomb durci, décembre 2008-janvier 2009), les organisations de défense des droits de l’homme avaient dénoncé une «campagne de persécution» contre les «collaborateurs d’Israël», réels ou supposés.

Début mai, le Hamas avait exécuté deux Palestiniens reconnus coupables de « collaboration », l’un par balles et l’autre par pendaison.

Selon la loi palestinienne, que cela soit à Gaza ou dans les territoires de l’Autorité palestinienne, toute personne reconnue coupable de «collaboration» avec Israël est passible de la peine capitale.

En août 2013, Amnesty International avait exhorté les autorités du Hamas dans la bande de Gaza à suspendre plusieurs exécutions.

Faouzi Ahmed – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

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